Syndrome de la page blanche ou peur du jugement?

Bon? Parlons peu, parlons bien. 

Je n’ai rien posté depuis le 15 mai. J’ai honte.

Enfin non même pas. Pour tout vous dire, je pense que j’ai le syndrome de la page blanche…

Machine à écrire vintage
Oui je rédige mes articles sur une machine à écrire…

Mais que s’est-il passé dans ma vie depuis le mois d’avril?

  • J’ai été en période de deuil pendant quelques semaines suite à la fin de Game of Thrones… Le tout compliqué par une volonté de fer (jeu de mot) à défendre la dernière saison avec une mauvaise fois assumée.
  • Je suis partie à Londres pour un super weekend ou j’ai visité plein de nouveaux quartiers que je ne connaissais pas. Je ne vais pas vous vendre un post sur les bonnes adresses, je n’ai même pas réussi à le faire pour mon séjour à New York / Boston… Mais qui sait, je trouverais peut être la motivation un jour !
  • J’ai passé mon premier été à Marseille et j’ai découvert plein d’endroits super sympas! 
  • J’ai changé d’avis à peu près 365 732 fois quant à mon avenir professionnel (reconversion, chômage, vieux mari riche, gagner au loto, partir élever des chèvres au Pérou…)
  • J’ai repris le basket pour ce qui sera je pense ma dernière saison :
Moi, lors de mon dernier match

Le vrai problème de la page blanche

Maintenant que le récap est fait, abordons le sujet qui me ramène ici : la peur du jugement des autres.

Jugemd

Au delà d’une panne d’inspiration classique, c’est en effet une sorte de peur panique de ce que les gens pensent de moi qui m’a, je pense, tenue éloignée de ce blog…

Alors oui, je n’ai pas des millions de lecteurs, c’est un peu prétentieux de ma part de dire que j’ai peur d’être jugée, mais quand même, j’avais envie de l’exorciser en écrivant sur le sujet.

Quand j’ai démarré le blog, je n’en ai parlé qu’à 2 personnes et je ne voulais absolument pas qu’on sache que c’était moi. Et c’était la belle époque ! J’écrivais des conneries sans que personne ne me juge puisque personne ne me lisait savait que c’était moi..

Vu les retours positifs de ces 2 premières personnes, je me suis sentie pousser des ailes, et j’ai commencé à en parler autour de moi : mes parents, mes amis, les amis d’amis… Et après quelques semaines d’euphorie ou j’étais plutôt contente des retours de ces proches, le blocage est arrivé 🙁

Ce qui est complètement con, car je n’ai eu aucune critique (à part le relevé de fautes d’orthographes de ma sœur) et j’ai plutôt été encouragée ! Je suis d’ailleurs de retour aussi parce qu’on m’a plusieurs fois apostrophée sur ce silence prolongé.

Mais c’est plus fort que moi, je me mets une pression monstre sur ce que les gens peuvent penser de moi.  C’est naze, je sais…!

La peur du jugement des autres : un sujet universel

J’ai eu cette grande révélation grâce au gros travail que je suis en train de faire sur moi-même (ah la trentaine, l’âge de l’introspection…) et notamment grâce la kinésiologie.

En effet, comme je vous l’ai dit plus haut, j’en suis à la 365 733ième idée de changement de vie professionnelle, et je me rends compte qu’à chaque fois que j’ai une idée, cette peur du jugement des autres revient parasiter mon petit cerveau d’indécise

J’ai donc, comme d’habitude, mené ma petite enquête sur internet, et vraisemblablement, je ne suis pas la seule à être paralysée par la peur du jugement des autres. Blog de coaching professionnel, lifestyle, livres de développement personnel, presse spécialisée… de nombreux domaines s’intéressent et parlent de ce phénomène.

D’un côté je trouve ça assez rassurant de ne pas être seule dans mon cas, mais d’un autre côté, je ne peux pas m’empêcher de me dire : en fait on est vraiment tous très cons et un peu maso…

Je ne vais pas faire toute une thèse sur le sujet, mais il y a un article qui m’a interpellée et que j’ai trouvé assez intéressant.

Le besoin d’appartenance : la source de toutes mes névroses?

Pour ceux qui ont déjà eu des cours de marketing, vous connaissez déjà la pyramide de Maslow, pour les autres c’est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins chez l’être humain :

Pyramide de Maslow
La pyramide des besoins de Maslow

Le besoin primaire tout en bas de la pyramide est le besoin physiologique (manger, boire, dormir…), le second le besoin de sécurité (stabilité, protection…). Et tiens, tiens, tiens… Que retrouve donc en 3ième et 4ième position? Les besoins d’appartenance et d’estime : être reconnu, être aimé, être accepté par les autres…

Avoir peur du jugement des autres serait donc non pas un sentiment lâche et masochiste de personnes qui n’ont pas confiance en elles, mais la manifestation d’un besoin d’être aimé.

Les humains ont un besoin d’estime et d’appartenance.

⇒ Je suis un humain. 

⇒ Je veux qu’on m’aime. 

⇒ J’ai peur du jugement des autres. 

⇒ Je ne m’expose plus au regard des autres 

⇒ Je n’écris plus sur le blog

CQFD – Thérapie terminée. 50 balles d’économisés…


Voilà, maintenant vous savez tout. Et vu que je vous ai confié que je faisais un travail sur moi-même, je n’ai plus aucune excuse : il faut que j’affronte mes peurs.

Et puis de toute manière : 


Ne vous inquiétez pas à propos de ce que les gens pensent de vous. Ils sont trop occupés à s’inquiéter de ce que vous pensez d’eux.

http://swll.to/2Rnzl

Je vous dis donc à très bientôt pour de nouveaux articles!

Et si vous aussi vous vivez mal le regard des gens, que ça vous a déjà bloqué pour avancer ou autre, n’hésitez pas à partager! C’est toujours super intéressant de savoir qu’on est pas seuls 😉

Une fille toute simple, parfaitement imparfaite, ayant une forte propension à l'exagération et à la bonne humeur.

Commentaires (8)

  1. Mais oui !! Tout à fait, on s’en fout du regard des gens, on s’en fout de ce qu’on va penser de toi !
    Et quand bien même les gens jugent, c’est qu’ils sont jaloux !!
    Foooonce! Change de vie et reprend ton blog car sinon, ton lectorat de (au moins) 1 million de followers sera perdu sans toi !! 🙂
    PS : 1 ou 2 fautes d’orthographe identifiées..
    PS 2 : on s’en fout pas !

  2. Je te rassure ce que tu ressens on le ressent tous. C’est sociologique. Depuis la nuit des temps la principale motivation des humains c’est:
    L’honneur
    Le qu’en dira t on
    L’image
    C’est humain et normal. Ce qu’il faut c’est trouver son équilibre et éliminer les mauvais jugements.
    Si tu as envie de partager tes expériences avec le reste du monde fais le et c’est justement un sentiment très légitime.
    Les bonnes idées doivent être partagées et les débats doivent continuer. C’est comme ça qu’avance le monde.

  3. Bravo !!!
    Toutes ces tergiversations ne sont pas inutiles, ça s’appelle LA VIE ! Savoir qui on est, qui on veut devenir et pourquoi, sont les marques d’une grande intelligence. Et tout cela te servira d’expériences plus tard.

    Je comprends bien cette crainte du jugement des autres, je passe mon temps à être bloquée sur des choses insignifiantes, des peurs grotesques qui me limitent pour rien (ce pull ne va pas du tout avec ces chaussures, c’est grave ? NON)

    Je passe en ce moment un concours difficile, et à chaque étape, au lieu de croire en moi (ce qui n’engage à rien quand on y pense, au pire, ce se passera comme on avait prévu initialement c’est à dire mal), je doute, je me dis que non, je ne suis pas assez douée, qu’il me faut plus de temps….
    Là, je suis admissible et pour chacun des 5 oraux, je dois vaincre ma peur du ridicule (je ne suis pas assez préparée), mon sentiment d’imposture (tout le monde va se rendre compte que je suis une grosse arnaque) et ma terreur d’être jugée (par le jury, mais aussi par le public présent lors des oraux). C’est l’une des pires périodes de ma vie.
    Après une terrible nuit de panique où j’ai failli tout abandonner, je n’avais pas le choix. Il fallait que je joue le jeu à fond. Et surtout, que je transforme ce conditionnement mental de bonne élève qui ne prend aucun risque par peur de se ramasser.

    Au pire, j’échoue. Et alors ? Le monde ne s’arrêtera pas de tourner, ma famille continuera de m’aimer et j’aurais le droit de recommencer. Je ne risque rien.
    Au mieux, je réussis. Et alors ? Le monde ne s’arrêtera pas de tourner, ma famille continuera de m’aimer et j’aurais le droit de recommencer. Je ne risque rien non plus.

    Donc GO !

    Et à côté de ça, un déclic s’est fait. J’ai décidé d’occuper la place qui me revient. De relativiser. De continuer à faire de mon mieux, et d’emmerder ceux qui aurait quelque chose à y redire. J’ai décidé d’avoir confiance en ma valeur, mes qualités et mes défauts, qui ne se mesurent pas avec une note sur 20 mais qui n’ont pas non plus à être comparés, jugés, commentés. C’est comme ça.
    J’ai décidé d’avoir confiance en moi et en la vie. Et franchement, même si c’est pas encore un réflexe, je vois les nouvelles perspectives que ça ouvre, c’est vertigineux !

    Je te souhaite de continuer à chercher, à te chercher, à te poser des questions et à trouver le chemin sur lequel tu te sentiras libre de te poser ces questions.

    Tu ne dois rien à personne. Cette histoire, c’est entre toi et toi. Et nous, quoique tu fasses, on sera toujours là à tes côtés.

    1. Amen sister <3
      Rien à ajouter, ce concours tu vas le cartonner !

      PS : et pour info, moi mon déclic je l'ai un peu eu grâce à toi quand tu as été admise à l'oral 🙂

      1. Trop contente de vous lire enfin après cette absence trop longue 😱

        Si je peux vous conseiller un livre « les 4 accords toltèques »

        Vivement les autres articles

      2. Le livre est dans ma liste de livre à lire, il faut absolument que je l’achète!! Merci du conseil 🙂

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